Cher Didier Long,

Je suis allée voir, la semaine dernière, La Vie Devant Soi, que vous avez eu la générosité de mettre en scène au Théâtre Marigny. Alors, oui, je sais, vous avez déjà reçu tellement d’éloges que j’aurais pu choisir un(e) autre destinataire à ma lettre d’amour, d’autant que mes lettres sur le web se font rares (c’est que je suis occupée et que le temps n’est pas un élastique sur lequel on peut tirer, tirer, tirer, quoi que j’en pense depuis des années).

Alors pourquoi une lettre à Didier Long, hein ? Pourquoi pas à Wes Anderson, dont le dernier film m’a ravie pour toutes les raisons qui me ravissent chaque fois que je vois un de ses films ? Ou à Markus Zusak, dont le livre The Book Thief a été un parfait compagnon ces dernières semaines, et qui préfigurait très étrangement les émotions que votre spectacle fait naître chez un spectateur ? C’est vrai, ça, pourquoi ?

Pour deux raisons, essentiellement, je crois. Et d’abord : Votre Vie Devant Soi est un miracle.

Entendez-moi bien : le résultat combiné de l’adaptation du texte, déjà exceptionnelle en elle-même, de l’interprétation époustouflante de ses personnages, si intimes, par des acteurs époustouflants, que vous avez su mettre en relief, et de votre mise en scène, pudique, précise, osée, servant le propos avec créativité sans jamais s’imposer, sans autorité… le tout présenté au Théâtre Marigny ! La Vie Devant Soi, mise en scène par Didier Long, est un miracle. Sans retenue. Sans bling bling non plus.

Ah oui, et puis aussi : la taille des cojones de toute votre équipe me laisse coite.

La deuxième raison, c’est qu’un ami m’avait glissé que vous seriez un metteur en scène idéal pour Les Petites Morts, la pièce que j’ai écrite, enfin presque fini d’écrire, pour la troisième fois. Alors, comprenez, il fallait que je voie le travail. L’humanité.

Eh bien, merci, merci, je suis veni, vidi, et puis vite partie, un peu embarrassée par tant de générosité, par tant d’amour, on perd l’habitude, c’est presque trop de désir.

Dès que j’ai fini, je vous fais parvenir la bête.
Follement,
MND

One Response to “Cher Didier Long,”

  1. cdg Says:

    Juste pour dire que je suis passée par là, encore! xxx

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