Archive for the ‘Read/Hear/Watch/See/Play’ Category

Dear Life,

Monday, July 13th, 2009

You’re bringing me so many blessings these days, it’s hard to count them all. Of course, I’m easy… Give me great food, music, movies + strong health for me and the little one and, what the heck, for the interesting unique people around me + sprinkle lavishly well-deserved money on top of it all = you got me pretty much where I want to be. Granted, I could use world peace and a fulfilling experience of any kind, at this point, with Clive Owen, but I’m patient. And busy. So who’s complaining?

I have so much to be thankful for (Antony and the Johnsons surreal show, incredible art seen lately, brilliant movies, my newly-returned health, this gorgeous weather and the coolest girlfriends to hang out). And I also have a lot to share, so let’s get it going, I need to get back to work.

My razorsharp friend Mathilde just launched Greendresssing, her salad blog, at last. Gotta check it out, she’s put in the effort of writing it in both French and English. Of course, it’s more than just a salad blog, it’s a moment of shared intimacy (events in her life inspire her new salad recipes) with one of the most beautiful and acute and brilliant women I know. And she can cook. I mean COME ON!!!!

Also have been spending time with an American photographer. Alice Dison. She’s the Uber-Babe experience: gorgeous, funny as hell, laidback and easy to spend time with. And her photos are. I mean that. They just ARE. She sees people. She captures something utterly beautiful in every moment. Inspiring. Ok, she’s from Los Angeles. Nobody’s perfect. But she lives here now. She’ll get rid of the sand in her shoes. Eventually. Ha!

With all this girl time, and with the amount of time I spend working on Magda Danysz’s Street Art anthology, I don’t have time for anything else really. Which is too bad because at this point, listening to the Clash is, like, a major turn-on. Yeah… I’m turned on by the Clash. By art. By a good movie. Mmm hmmmm James Grey . Ok. Definitely need to put some of that into something else than work and girls.

Or maybe it’s because of the time I spend talking to water and food before allowing it to enter my sacred being. It’s the Emoto Experience. Strangely,  it’s changed my daily routine by adding even more thank you time to it. Beauty and gratitude pepper my morning coffee, my lunch, my evenings, I’m so spiced up, it reminds me of New York, the sense of freedom and purpose I had, and the humor I tried to increasingly add into life.

Back to myself.

Mad Love always,
MND

Dear Fredo Viola,

Wednesday, April 15th, 2009

I know I told you in person after the show, but I thought I should share the feeling with everyone.

I’m so glad my friend Marie-Anne convinced me to go see your performance at La Cigale in Paris, just before my well-deserved vacation :) You’ve put a smile on my face and a warmth in my heart which are with me still !

I’ve spent the last week thinking about your voice, yours songs, your musical arrangements and how wonderful it is that you finally decided to leave your kitchen and the animation studios.

The world is a better place with you being heard. So thank you, again, and hope to see you in Paris again soon, once you’ve rested…

Mad Love Powered by MND

Dear People who danced in that train station in Belgium,

Monday, April 13th, 2009

Thank you. I don’t care if this was done to promote some show. I personally ALWAYS feel like dancing with 200 friends in the street, the subway, my living room, my neighbor’s kitchen (but that’s another story). And if this video got so much attention on the web lately, isn’t it because you do too ;) ???

You can dance if you want to !
Mad Love powered by MND

Cher Rémi Bezançon,

Wednesday, July 23rd, 2008

Merci pour LE PREMIER JOUR DU RESTE DE TA VIE.

Je sais bien que c’est tous les jours le premier jour du reste de ma vie, mais maintenant, et depuis lundi soir, je sais que j’oublierai plus.

Merci de savoir filmer le coeur ardent et sans vacuité des adolescentes, celui-là même qui a été le mien, un jour.
Merci de toucher si justement à la famille, à ses affres, à ce qu’elle a de plus terrible, de plus cruel.
Merci de la leçon d’écriture et de poésie et de dialogues percutants.
Merci de maîtriser ce si difficile équilibre entre gorge serrée et légèreté, débordements et éclats de rire, sans manipuler.
Merci d’agrandir la famille des Wes Anderson du cinéma, celle qui allie un regard unique sur les personnages, à un tendre amour pour l’Homme.

Merci d’être une belle personne. Tout à fait là, mais pas que.

MND

Cher JakLab,

Wednesday, July 2nd, 2008

J’ai des nouveaux camarades de jeux, paraîtrait. Même que ce sont des amis, euh… sémiurges. On peut nous retrouver, ainsi que nos élucubrations, dans le JakLab number 3, en Français dans le texte.

JakLab, c’est un terrain de jeux, d’expression, dans lequel un certain nombre d’individus s’exprime, donc, sur une thématique donnée, et sous l’impulsion des Jaks, une équipe de communicants fabuleux et rock and roll, accompagnés d’une agence amie, G2 Paris.

http://www.jak-id.com/

Je crois. Je crois que c’est de ça qu’il s’agit. Parce que, soyons honnête, j’ai pas tout, tout compris, mais mon instinct m’a dit que ce n’était pas bien grave, qu’il fallait se lancer, se lâcher les yeux fermés, et chaque fois que mon instinct me dit des trucs pareils, ça donne des trucs incroyables et libérateurs et brillants, donc je fonce. Pour exemples, mon instinct m’a fait atterrir à la Knitting Factory, in New York, pendant 6 ans, à la programmation de trucs déments. A un autre moment, parce qu’on peut pas tout faire en même temps, mon instinct m’a tellement incitée au lâchage que j’ai produit Clarisse, trois ans cet été, abricot juteux et rebondi de ma vie d’arbre jusque-là plutôt porté vers la stérilité. C’est dire si mon instinct, je lui fais confiance. Mais je m’égare.

JakLab, donc, c’est un webzine qui réunit des gens intelligents, créatifs, et interactifs, si j’ai tout bien suivi. Dont je fais partie. Ha ! Je suis le numéro 9, pas de coïncidence, 9 c’est mon chiffre porte-bonheur.

Maintenant, faut que je penche sur la sémiurgie. Paraîtrait qu’on est ça, dans JakLab. Des Sémiurges.

Love Power,
MND

PS : check it out at http://www.jak-id.com/

Dear Patti Smith,

Sunday, June 15th, 2008

This little video I directed is about your exhibit at Fondation Cartier in Paris. We’ve been getting a lot of positive feedback about it. Listening and looking at you and your work that day was a brain shaking moment for me. You’re what I call an epitome in human incarnation. You were totally here, now, breathing, living, sharing. You were so beautiful I cried.

The video’s been going around the internet, I figured it was only fair to share with the Universe your poetry and integrity.

I hardly know your music, but as an artist, as a free-spirited woman, as a mother (oh good heavens, that smile on your face, that look in your eyes as they locked with your son’s eyes for a song), as a human being, you’re an inspiration.

Thank you for that.
Mad Love,
MND


Patti Smith à la Fondation Cartier
Uploaded by Art-and-You

Cher Mabrouk El Mechri,

Tuesday, June 3rd, 2008

Merci pour l’expédition d’hier. Avec ce film, JCVD, qui sort demain, tu m’as donné envie de m’atteler à des rêves impossibles. Qui ne le sont plus du coup. Impossibles. Parce qu’à Mabrouk, rien d’impossible. J’vais suivre l’exemple, moi qui déteste ça. Les exemples.

Diriger Jean-Claude Van Damme, déjà, je trouvais ça questionnable, et j’admirais l’aventure. Mais le rendre émouvant jusqu’à m’en tirer des larmes, hein, ça par exemple, hein ? (je tente l’humour belge). Je vous le donne en mille, c’est arrivé. Des larmes, à moi qui n’ai jamais trouvé le moindre intéret à un film de combat, kick-machin, ou autre fighting truc dont Monsieur Van Damme roi du grand écart aware est le roi. C’est quand même dingue.

Parce que Jean-Claude (oui, oui, il est sûrement assez chouette pour que je l’appelle Jean-Claude, hors-champ, of course), quand il regarde la caméra droit dans tes yeux de Mabrouk réalisateur, et dans mes yeux de spectatrice du coup, et qu’il me raconte sa life avec ses délires aware, et bien je vois comme il a mal, Jean-Claude, et en même temps comme tout ça l’a dépassé, et puis aussi comme il est sincère, et malgré ça comme il a besoin que je le regarde pour exister, pour donner. Je suis voyeuse, mais comme en plus il a un humour noir dont il ne devait pas être aware jusqu’à ce tu mettes le doigt dessus pour lui donner la place de l’exprimer, c’est jubilatoire.

Et comme ça fait quand même une heure de film que je suis dans un état de stress tout étonné (oui, mon stress s’étonne), ponctué de crises de fou rire (oui, j’aime l’humour belge, oui j’aime les acteurs qui ont le sens de l’ultime-comique, Karim et Zinedine, merci), déjà une heure de film que je flotte à contre-courant, une heure de film que tout va de plus en plus vite, ben forcément, quand Mabrouk et Jean-Claude élèvent leurs âmes à l’unisson, j’en suis baba.

Alors, forcément aussi, ça m’arrange d’aimer ce film ovni, avec sa photographie si belle, si particulière, et ses mouvements de caméras et son rythme, tout pour faire briller l’image patinée, tout pour plus d’intimité. J’aurais pas aimé que, ouh laaa… j’aurais fermé ma gueule, j’aurais recommandouillé gentiment, remercié poliment pour l’effort, pour l’intention malgré l’inconfort.

Sauf que j’aime le film. Différent. Secouant. Drôle. Terrifiant. Triste. Stressant, j’l'ai dit déjà ? En sortant, j’avais l’impression qu’on m’en avait collé une.

JCVD, film ambigü.

JCVD, intimité épidermique.

Mabrouk ! Avoir des couilles, c’est mieux que la chance.

Love Power,
MND

Cher Didier Long,

Saturday, May 10th, 2008

Je suis allée voir, la semaine dernière, La Vie Devant Soi, que vous avez eu la générosité de mettre en scène au Théâtre Marigny. Alors, oui, je sais, vous avez déjà reçu tellement d’éloges que j’aurais pu choisir un(e) autre destinataire à ma lettre d’amour, d’autant que mes lettres sur le web se font rares (c’est que je suis occupée et que le temps n’est pas un élastique sur lequel on peut tirer, tirer, tirer, quoi que j’en pense depuis des années).

Alors pourquoi une lettre à Didier Long, hein ? Pourquoi pas à Wes Anderson, dont le dernier film m’a ravie pour toutes les raisons qui me ravissent chaque fois que je vois un de ses films ? Ou à Markus Zusak, dont le livre The Book Thief a été un parfait compagnon ces dernières semaines, et qui préfigurait très étrangement les émotions que votre spectacle fait naître chez un spectateur ? C’est vrai, ça, pourquoi ?

Pour deux raisons, essentiellement, je crois. Et d’abord : Votre Vie Devant Soi est un miracle.

Entendez-moi bien : le résultat combiné de l’adaptation du texte, déjà exceptionnelle en elle-même, de l’interprétation époustouflante de ses personnages, si intimes, par des acteurs époustouflants, que vous avez su mettre en relief, et de votre mise en scène, pudique, précise, osée, servant le propos avec créativité sans jamais s’imposer, sans autorité… le tout présenté au Théâtre Marigny ! La Vie Devant Soi, mise en scène par Didier Long, est un miracle. Sans retenue. Sans bling bling non plus.

Ah oui, et puis aussi : la taille des cojones de toute votre équipe me laisse coite.

La deuxième raison, c’est qu’un ami m’avait glissé que vous seriez un metteur en scène idéal pour Les Petites Morts, la pièce que j’ai écrite, enfin presque fini d’écrire, pour la troisième fois. Alors, comprenez, il fallait que je voie le travail. L’humanité.

Eh bien, merci, merci, je suis veni, vidi, et puis vite partie, un peu embarrassée par tant de générosité, par tant d’amour, on perd l’habitude, c’est presque trop de désir.

Dès que j’ai fini, je vous fais parvenir la bête.
Follement,
MND

Cher Hervé de Ruggiero,

Wednesday, February 20th, 2008

Les Enfants de Don Quichotte font une nuit blanche ! Allons Enfants de Don Quichotte, pyjama party pour tous, logement pour tous, paix dans tous les coeurs.

Merci de nous botter un peu les fesses, Hervé, merci de soutenir ceux qui en ont besoin, merci de pousser un peu, beaucoup, pour qu’on se fasse le relais naturel d’une association qui se bat pour qu’être logé soit, justement, quelque chose de naturel en France.

World Love around the World.
MND

Cher Édouard Baer,

Friday, February 1st, 2008

Vous permettez que je t’appelle Édouard? J’ai un vrai souci à vouvoyer, mais je ferai l’effort pour vous, le tutoiement vous seyant moins, je trouve.

Vous ne le savez pas, mais il est très rare que j’écrive, ici, en français. On m’en a fait le reproche la semaine dernière, et je fais donc un effort. Votre spectacle vous mettait en scène à la recherche de la gloire version US, je suis à la recherche de ma voix in French.

Mais revenons à nos moutons. Aux vôtres plutôt. J’ai, disons le tout de suite et que les choses soient claires, une immense admiration pour vous, Édouard. À tous les égards. Quand j’écris “immense admiration”, je suis sérieuse. Vous me faites un effet terrible. Et quand j’écris “vous”, je parle de vos spectacles, de votre humour aussi bavard qu’économe, de votre esprit d’enfant gâté à qui tout semble facile, mais de votre personne, euh, superficielle aussi.

Je vous trouve beau dans tous les sens, tellement beau que je vous ferais bien des enfants, proverbe moderne quand utilisé au féminin, et que je peux utiliser en la circonstance, puisque l’homme dans ma vie admire, aussi, votre talent et votre classe, au point d’en parler avec des accents si pénétrés que, parfois, je hausse un sourcil.

Ce que j’adore chez vous, c’est cette capacité à faire d’un petit rien, une grande construction de l’esprit. Ce qui me plaît (terriblement l’ai-je dit ? ), c’est la joute verbale brillante que vous menez – le plus souvent avec vous-même – tandis que les visions qui vous agitent donnent vie à vos idées, à vos comédiens, au public. Cela étant dit et écrit, je dois vous avouer que je suis un peu déçue par votre dernier spectacle à La Cigale, “Looking for Mr Castang”. Rares étaient les grands moments, rares vos élans de fulgurance, qui rendent tout et tous sublimes.

Vous m’avez évidemment fait rire, voire réfléchir (plusieurs fois, hein!! pas juste comme ça, rapidement) et c’est déjà beaucoup, me direz-vous. Vous auriez tort. J’ai de grandes espérances à votre égard. Vos spectacles précédents m’ont enchantée. J’en suis sortie comme sur un tapis volant, ébaubie, en paix avec mon âme d’enfant (précoce). J’en suis sortie éblouïe par votre esprit, votre coeur, votre regard. J’en suis sortie inspirée par votre travail sur l’espace, sur le rythme, sur les reliefs explorés par vos troupes de performers. J’en suis sortie à regret.

Vos précédents spectacles m’ont transpercée. Celui-ci m’a divertie. C’est toujours infiniment plus que la plupart de vos confrères, mais comme vous n’avez pas vraiment d’égal, c’est trop peu. J’ai réfléchi longuement avant de vous écrire.
J’ai décidé que la salle, sans doute, ne vous convient pas. Le plateau est trop petit, vous y êtes tous à l’étroit. La Cigale aime le rock mais manque de poésie.

J’ai décidé que, certainement, votre planning fut trop serré, et que vous n’avez pas pu, pas su bloquer le temps nécessaire à l’écriture, aux répétitions, le temps nécessaire pour donner vie à votre imagination. Vous improvisez vite, c’est vrai, trop vite, ctte fois?

J’ai décidé que, peut-être, vous étiez “off” le soir de ma venue. Je ne sais pas, un sentiment indicible, un coup de fatigue, une mauvaise nouvelle? Je vous trouve d’habitude convaincu, sincère, je vous ai trouvé distrait, amer.

Je demeure, malgré ce léger désagrément, votre très humble et très inconditionnelle servante.
MND


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