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Dear Mathilde,

Monday, August 10th, 2009

Ok, chérie, c’est ton anniversaire, donc on va commencer avec ça, que la lumière soit, qu’elle déverse des torrents d’amour et de gloire sur ta personne céleste, c’est le moins que je puisse te souhaiter, en attendant de te retrouver pour déposer des pétales de fleurs à tes pieds. Les vraies amies sont rares, et j’éprouve régulièrement une immense gratitude envers l’Univers, pour ton regard, pour ton honnêteté, et pour le plaisir que notre relation m’apporte quasi-quotidiennement. C’est déjà beaucoup, mais peu au vu de la réalité.

Dans les news de la semaine, puisqu’on est lundi et que je fais ma mise à jour raviolis en même temps que de te souhaiter mes voeux, il y a tout de même mon aventure ferroviaire à narrer : en bonne super-maman, j’ai pensé que prendre le train de nuit pour traverser la France horizontalement avec Magic Clarisse était l’idée du siècle. Bon, d’accord, de l’été. C’est déjà ça. Autant te le dire : deux néo-zélandais ont sauvé ta Charlotte aux fraises et son engeance, non pas des eaux, mais du spray tranquillisant des cambrioleurs méchants, qui ont dû penser que deux kiwis musclés, valait mieux éviter, et se sont donc contentés de braquer nuitamment les compartiments voisins. A mon avis, ils ont dû endormir la contrôleuse qui avait juré de venir me réveiller 20 minutes avant Agen, parce que je me suis réveillée 30 minutes avant Bordeaux. Loin des pruneaux, donc. Résultat, brossage de dents avec les kiwis, et un grand-père resté seul, sur le quai, à 6 heures du mat’. Je vais en entendre parler jusqu’à Noël, c’est sûr.

Toujours dans les news, mon summer clip pour Marcus est presque fini et en post-prod camping, il devrait être en ligne d’ici fin août dans toutes les bonnes boulangeries. Le clip est fait d’images volées. Je refuse de les rendre, elles sont trop chouettes.

Enfin, j’avoue, je me suis remise au boulot, Street Art et Cinéma obligent. Mais là, à l’heure où je t’écris, je me console, à coups de rosé bien frais bien provençal, de la mort de Thierry Jonquet, grand polar-writer devant l’éternel, au sens propre comme au figuré, pour le coup. Mourir à 55 ans, quand on a son talent, c’est quand même trop con. J’adorais sa voix écrite, à cet homme, j’adorais sa noirceur teintée d’humour, enfin, je crois que c’était de l’humour, mais c’est peut-être qu’à moi qu’il faisait cet effet-là.

D’où un lundi tout en nuances, à coups de rosé, de street art, de pensées pour ton anniversaire et ta beauté exquise qui ferait virer toutes les cuties si je n’étais si hétéro, encore que, à force, on s’demande, et pour cet été en pente douce qui manque de yoga.

Allez, zou, barbecue.

I love you,
MND


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